Représentation

B7 à Paris : le monde des affaires interpelle les dirigeants du G7

Réunis à Paris les 10 et 11 juin 2026 sous la présidence du MEDEF, les représentants des organisations patronales des sept pays les plus industrialisés ont adopté une déclaration commune à l'attention des chefs d'État et de gouvernement qui se retrouveront à Évian pour le Sommet du G7. Un message clair : dans un monde fracturé, la compétitivité des entreprises doit être au cœur de l'agenda politique.

Publié et mis à jour le 15 juin 2026
2 min.
B7 à Paris : le monde des affaires interpelle les dirigeants du G7
B7 à Paris : le monde des affaires interpelle les dirigeants du G7
B7 à Paris : le monde des affaires interpelle les dirigeants du G7
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Photo : Romuald Meigneux

Un diagnostic sans détour
Le B7 dresse un constat sombre mais lucide : l'économie mondiale est « à la croisée des chemins ». Tensions géopolitiques, bouleversements technologiques, pressions sur les finances publiques, fragmentation des échanges — les entreprises évoluent dans un environnement marqué par l'incertitude. Les chaînes d'approvisionnement sont vulnérables, les matières premières critiques sont devenues des enjeux stratégiques, et la complexité réglementaire freine les décisions d'investissement à long terme.

Face à ces défis, le B7 refuse pourtant le repli. Il appelle au contraire à un modèle de coopération « plus résilient, compétitif et pragmatique » — capable de garantir la sécurité économique sans fermer les marchés, et d'accélérer les transitions sans briser la croissance.

Huit priorités pour l'action
La déclaration s'articule autour d'un agenda en huit points que les organisations patronales soumettent aux gouvernements du G7 : maintien d'un commerce ouvert et fondé sur des règles, renforcement des chaînes d'approvisionnement, accès aux matériaux critiques et technologies stratégiques, financement de l'innovation, développement des infrastructures, accélération de la transformation numérique et de l'IA, transition énergétique, et développement des compétences.

Ce programme n'est pas qu'une liste de vœux. Il repose sur une conviction forte, portée par le B7 : sans entreprises compétitives, « il ne peut y avoir pas d'investissements durables, pas de leadership technologique, pas de transition climatique réussie, pas d'emplois de qualité ». La compétitivité n'est pas un objectif parmi d'autres — c'est la condition de tous les autres.

Un pacte renouvelé entre gouvernements et entreprises
Au cœur de la déclaration, un appel à refonder la relation public-privé. Les gouvernements définissent le cadre et gèrent les risques systémiques ; les entreprises investissent, innovent et créent des emplois. « Aucun des deux ne peut réussir seul », tranche le texte. À l'heure où les marges budgétaires se réduisent, chaque choix politique doit être évalué à l'aune de son impact sur l'investissement et la croissance.

Un écho direct pour la relation franco-canadienne

Ces priorités résonnent avec une actualité particulière pour la Chambre de Commerce France-Canada. La visite du premier ministre Mark Carney à Paris, le 12 juin, et les annonces qui l'ont accompagnée — accord de sécurité de l'information, coopération quantique, achat de Canadair DHC 515 — illustrent précisément ce que le B7 appelle de ses vœux : un dialogue structuré entre gouvernements, entreprises et investisseurs, au service des échanges commerciaux, de l'innovation et de la compétitivité partagée.
À la veille du G7 d'Évian, la convergence entre l'agenda du B7 et les priorités franco-canadiennes n'est pas un hasard. Elle confirme que le renforcement des partenariats économiques entre pays alliés est désormais une réponse stratégique aux désordres du monde.

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