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La CCFC dans le dossier de La Presse sur les dix ans de l'AECG (CETA)

L'Accord économique et commercial global (AECG ou CETA en anglais) entre le Canada et l'Union européenne souffle ses dix bougies cette année. Dans un dossier publié le 28 août 2026, le quotidien québécois La Presse dresse un bilan de la décennie et donne la parole aux entreprises qui vivent l'entente au quotidien. La présidente de la Chambre de commerce France-Canada, Gacia Kazandjian, y témoigne d'un tournant récent : après des années où l'élan venait surtout de l'Europe, ce sont désormais les entreprises canadiennes qui se saisissent pleinement de l'accord.

Publié et mis à jour le 29 août 2026
2 min.
La CCFC dans le dossier de La Presse sur les dix ans de l'AECG (CETA)

Un bilan à l'avantage de l'Europe, jusqu'ici
Les chiffres racontent une décennie de rapprochement. Entre 2016 et 2025, la valeur des échanges entre le Canada et les pays de l'Union européenne a bondi de 81 %, selon le Conseil européen. En abolissant la quasi-totalité des droits de douane, en rapprochant les cadres réglementaires et en ouvrant les appels d'offres publics aux entreprises des deux parties, l'AECG a redessiné l'environnement d'affaires transatlantique depuis son entrée en vigueur provisoire, en 2017.

Le Vieux Continent a su en tirer parti plus vite. Les filières agroalimentaire, textile, chimique et pharmaceutique européennes ont particulièrement profité du libre-échange, au point que le déficit commercial continue de se creuser au rythme de la croissance des échanges. Du côté canadien, l'énergie et les matières premières ont mené la charge, tandis que les exportations de viande demeurent freinées par les règles sanitaires européennes.

Un accord qui prend un nouveau sens
L'instabilité provoquée par la politique commerciale américaine change la donne. À l'heure où le voisin du Sud multiplie les droits de douane, un marché nord-américain sans tarifs devient un argument de poids. Pour les entreprises françaises, l'AECG offre un cadre stable, une assurance contre les turbulences. Et du côté canadien, la stratégie de diversification des marchés portée par le gouvernement Carney place soudainement l'accord au cœur des ambitions d'exportation.

C'est ce basculement que souligne notre présidente, Gacia Kazandjian.

Depuis la dernière année, avec la politique de diversification des marchés, on sent vraiment que le CETA est utilisé à plein pot par les entreprises canadiennes.

— Gacia Kazandjian, présidente de la Chambre de commerce France-Canada

Pas une panacée, mais un socle solide
Le dossier rappelle que l'accord n'efface pas la nécessité d'une présence locale et qu'il repose toujours sur sa version provisoire, plusieurs Parlements nationaux ne l'ayant pas encore ratifié. Reste que le bilan convainc. Jean-Luc Demarty, ancien directeur général du commerce à la Commission européenne et négociateur de l'entente, y voit un accord qui a « été très bon pour les deux parties », dont la dimension géopolitique n'a jamais été aussi importante.

Lire le dossier complet de La Presse :

« Comme si je vendais à Lyon ou à Bordeaux »

« Cet accord a été très bon pour les deux parties »

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